lundi 4 août 2014

Vent

L'épervier se laissait porter par les vents, suivant le petit groupe au sol, tout en recherchant une future proie. Il vit un mulot, qui avait eu la mauvaise idée de sortir de son trou. Lintrigant rabattit ses ailes pour fondre sur sa proie, il rouvrit ses ailes à la dernière minute, serres en avant. En repartant d'un coup d'aile avec le rongeur entre les pattes, il entendit le loup lui hurler après ! Le rapace avait été plus rapide que le canidé et cela le fit rire. Tandis que le loup rageait que son compagnon soit hors d'atteinte.

mardi 29 juillet 2014

Emanciper



La brune regardait la blonde discuter avec les autres membres du groupe. Elle avait encore du mal à assimiler qu'elle s'était émanciper du corps de Salia. Il faut dire que cela faisait que quelques heures. Cela lui ouvrait tellement de possibilités maintenant. Elle allait pouvoir se venger ! A cette idée, un sourire froid s'afficha sur les lèvres de Junon.


Ceci est un drabble c'est à dire un petit texte de 100 mots environ (il y en a moins de 100 sur celui là '^^ ) avec un mot imposé dedans (celui ci c'était donc Émanciper )

mardi 27 mai 2014

chapitre 2



Chapitre 2 : l'enfance d'Athenae partie 2


Salia s'installa donc sur la chaise :

-        J'en étais où déjà ?
-        Tu découvrais que tu possédais le pouvoir du feu
-        Ah oui ! Alors... Donc quelques années passèrent...

            « Eglantine et moi grandissons. Je m'habitue à mes pouvoirs, j'apprends à les maîtriser aussi. Forcément il y eu quelques accidents. Le feu est beaucoup plus dur à maîtriser que l'air ou l'eau... Et surtout beaucoup plus destructeur... Mais je finis par en faire ce que je voulais.
            Les mois passent et nous retournons souvent au vieux chêne, l'endroit est paisible, si serein... Je me demande s'il existe encore... Enfin je m'égare !
            Un après-midi, alors que nous étions sous son ombre, je m'endormis et je me mis à rêver. J'étais au même endroit mais Eglantine avait disparu, je me suis mise à la chercher, je ne l'ai pas trouvée bien sur, j'ai fini par tomber nez à nez avec un centaure, un adulte, sa robe était aussi noire que le corbeau, il avait les cheveux mi-longs, noirs, les yeux marrons, la peau mâte. Et il me fixait. Je n'avais pas peur, quelque chose m'attirait chez lui... J'avais l'impression de l'avoir déjà vu quelque part. Quand je me suis approchée un peu plus il n'a pas fait un geste, il me souriait même... Se sourire, je l'avais déjà vu. Je réfléchis et je m'aperçus que j'avais le même. Qui pouvait-il bien être ? Il lut dans mes pensées, je crois :

-        As ton avis ? Qui pourrais-je bien être ? Que sais-tu sur toi ?

            Je te laisse imaginer ma surprise. Pourtant, je ne me posa pas plus de question que ça, comme si c'était normal qu'il puisse entendre ce que je pensais

-        Je sais que mon père n'est pas mon vrai père... Même si personne ne me l'a dit...
-        sais-tu qui est ton vrai père ?
-        Non, je ne le sais pas...
-        Veux tu que je te le dise ?
-        Vous le connaissez ?
-        Oui, je le connais très bien ! Alors veux-tu savoir ?

            Mon cœur fit un bon dans ma poitrine, j'allais enfin savoir pourquoi j'avais ses pouvoirs ! Et aussi pourquoi je n'étais pas comme ma mère et Eglantine, car à première vue il était centaure ! Pourtant il allait me surprendre ! Un nuage de fumée se forma autour du centaure, je sentis une puissante aura émaner du nuage puis il s'estompa, laissant la place à un « humain » d'environ 1m90, les cheveux mi-longs noir, bouclés, un bouc noir, les yeux marrons, tout de cuir noir vêtu.

-        Je suis Arès, Dieu de la guerre !

            J'en suis restée bouche bée... J'étais donc la fille d'un Dieu !! je ne savais pas trop quoi lui dire, je crois que j'étais intimidée, à l'époque. Un petit hennissement se fit entendre, je reconnu la jument qui était venue nous aider contre les humains.

-        je dois partir
-        quoi déjà ! Mais...
-        ne t'inquiète pas nous nous reverrons !

            Et il disparu ! Puis le sol se mit à trembler autour de moi et j'entendais une voix lointaine m'appeler. Je me suis réveillée, c'était Eglantine qui me secouait :

-        Doucement ! Je ne suis pas un prunier !
-        Désolée, mais je t'ai appelée plusieurs fois mais tu ne répondais pas ! Regarde ce que je t'ai fait ! Une couronne de pâquerettes ! Me dit-elle en me la posant sur la tête
-        Merci !
-        Il faut rentrer maintenant ! Il se fait tard !

            Je fis la moue, je n'avais guère envie de retourner m'enfermer au château. Mais je suivis Eglantine qui avait déjà commencé à avancer. Sur le chemin, on vit la jument entrain de brouter tranquillement, je courus vers elle en criant son nom : Rêve !

            J'expliquais à Eglantine, comment je savais le nom de la jument et aussi mon rêve. Mon père me rendit plusieurs fois visite, souvent le soir quand j'étais seule dans ma chambre. Nous discutions de tout et de rien, je le trouvais gentil pour le Dieu de la guerre. J'étais jeune et fière d'être la fille d'un Dieu, je ne savais pas encore ce que cela impliquait... »

            La jeune femme soupira :.

-          C'est difficile de se replonger dans ses souvenirs... C'est si lointain... Des fois, j'ai l'impression que ce n'était juste un rêve, mais non mes pouvoirs sont bien là... Enfin bon, de toute façon, je ne peux pas revenir en arrière...

            Elle se tourna vers Lyonel, il lui sourit en voyant qu'elle le regardait…

*raaaaaaaaa mais il arrête de me sourire ainsi, ça me perturbe !!*

            Elle continua son histoire pour cacher son trouble :


            « Encore quelques mois passèrent, je me promenais seule en foret, Eglantine ayant été admise à l'école de Centaura, n'étant pas centaure, je ne pouvais pas m'y présenter ! Même si j'aurais aimé ne pas être séparé d'elle... »

            Son cœur se serrait à chaque fois qu'elle pensait à la centaure… Eglantine…La centaure lui manquait tellement…. Même après tout ses siècles... Une main vint lui caresser la joue, elle eut un mouvement de recul sous la surprise. La blonde releva la tête pour regarder le jeune homme, elle n'avait pas fait attention qu'elle l'avait baissée :

-        Pardon, j'ai été surprise, s'excusa-t-elle
-        ce n'est rien, mais tu as l'air si triste quand tu parles d'elle...

            Salia n'avait pas non plus fait attention au faite qu'il s'était rapproché d'elle et elle ne sut pas quoi lui répondre. Elle ne sut non plus comment réagir quand il la serra dans ses bras, ni quand ces lèvres se posèrent sur les siennes…
Son cœur s'accéléra, depuis combien de temps quelqu'un ne l'avait pas embrassée ? Depuis très longtemps… Elle ferma les yeux savourant se doux contact. Pourtant… Pourtant ne devrait-elle pas stopper cet instant ? Se fut lui qui finit par s'écarter :

-        Pardon, je n'aurais pas dû, dit-il en se tournant vers les flammes
-        Ne t’excuse pas... Tu n'as pas à t'excuser...

            La jeune femme était troublée. Le mieux c'est de continuer mon histoire non ?

-        J'en étais où déjà ? Ah oui...

            « J'étais seul en foret, je m'ennuyais ferme au château sans Eglantine, elle ne rentrait qu'en milieu d'après-midi, donc entre temps il fallait bien m'occuper, ma mère me donner des cours, mais bon, je n'étais pas une élève très appliquée, je préférais plutôt faire des bêtises, je pense que c'est le sang d'Arès qui veut ça ! Donc tout ça pour dire, que pendant ma promenade, j'ai trouvé un jeune épervier blessé. Deux solutions s'offraient à moi, le laisser là mais c'était la mort assurée ou le ramener au château et m'en occuper... Tu te doutes que j'ai préféré le soigner. Ça n'a pas vraiment plu à mes parents, mais ma mère me laissait souvent faire ce que je voulais. J'ai donc finit par élever un épervier, que j'ai nommé Lintrigant. J'appris un peu plus tard qu'en faite c'était un cadeau de mon grand-père... Zeus, le « roi » des Dieux. Ne me demande pas pourquoi, j'ai arrêté d'essayer de comprendre les Dieux !
            Pendant que Lintrigant guérissait, une guerre se préparait entre mon peuple et les humains, étant « jeune » je ne m'y intéressais pas plus que ça, pourtant j'allais y être plongé plus rapidement que je ne le pensais... Et puis le sang de mon père m'y poussa un peu.
            Il vint me voir se jour-là, je donnais à manger à l'épervier, qui avait bien grossit, mais qui avait encore du mal à voler à cause de son aile blessée, je pensais à l'époque, qu'il venait me voir pour discuter avec moi, mais en y repensant maintenant, je pense qu'il savait qu'il allait y avoir quelque chose et qu'il devait me préparer... Ma mère rentra juste au moment où mon père partait, elle fut très surprise, et je lui avoua que je savais qui était mon vrai père et que cela faisait quelques temps qu'il me rendait visite. Je pensais me faire gronder mais elle n'en fit rien. De ma chambre, je vis le roi et les soldats se préparer pour partir à la bataille, je crois que pousser par mon sang, je voulais absolument y aller. Mais forcément ma mère ne voulait pas. Pourtant, ma mère m'offrit mon épée, je pense qu'Arès y était pour quelque chose, il fallait que je participe à cette bataille ! Forcément, je n'y suis pas allée seule, Eglantine m'accompagna. Nous nous étions installées sur une petite colline à l'abri des regards mais où nous avions vu sur tout le champ de bataille !

            Les centaures étaient moins nombreux que les humains, mais se sont des guerriers dans l'âme ! Qu'importe le nombre de combattants en face, ils se battront jusqu'au bout ! C'est ce qui a failli tuer mon père adoptif. Une flèche vint le frapper prêt du coeur, me mettant dans une colère noire, avant qu'Eglantine est pu m'arrêter, je me suis retrouvée au coeur de la bataille, je ne me rappelle pas trop comment, mais je me suis retrouvée prés de Centaurius II, il n'était pas mort, mais son état était critique, cela me mis encore plus en colère... Il y eut un tremblement de terre puis une vague de terre engloutie une bonne partie de l'armée humaine... Cela surprit tout le monde, y comprit moi, j'assimilais au bout de quelques secondes que je venais de découvrir mon dernier pouvoir, je pouvais contrôler la terre. Les humains se mirent à fuir. Le reste de l'armée centaure récupérèrent morts et blessés pour les ramener au château. Le roi fut conduit dans sa chambre, des guérisseurs vinrent pour le soigner, mais au bout d'une semaine, son état n'avait pas bougé, il était entre la vie et la mort... Un soir Arès vint me voir et m'expliqua, que personne d'autres que moi ne pourrait le guérir, et pour cela je devais partir par delà les marais... Un endroit d'où personne n'était jamais revenu... J'expliquais la situation à Eglantine et ma mère, puis je partis, seule, pour aller chercher Topaze, la pierre qui guérissait les blessures...

            Il me fallut plus d'un an pour arriver jusqu'au marais, un endroit dangereux, plein de pièges et de monstres, pourtant j'arrivais jusqu'au gardien de la pierre... Un immense dragon... Tu te doutes bien qu'il n'allait pas me donner Topaze comme ça. La bataille s'engagea, il n'est pas simple de se battre contre un dragon, surtout pour une jeune fille de 13 ans. J'avais la pierre en face de moi, pourtant pas de trace du dragon, je me suis donc avancée. Je m'arrêtais à quelques mètres du joyau, sentant la présence de la créature. Je sortis donc mon épée, forgée par Héphaïstos, et me mis en position de combat juste au moment où une énorme queue dardée de pointes s'abattait sur moi ! Je l'esquivais de justesse. Le combat se basa sur des esquives et des parades, mais je n'étais pas entraînée à se genre de combat de longue durée et surtout contre une aussi grosse bestiole ! Je n'étais qu'un jouet pour le dragon. Je l'amusais, à priori j'étais le premier humain qui ne mourrait pas dés le premier coup ! Mais je me fatiguais vite, il fallait donc que j'arrive rapidement à le tuer ou récupérer Topaze et me sauver très vite. Et encore, je n'étais pas sure qu'il ne me suive pas derrière… Je finis tout de même par le vaincre, enfin c'est tout du moins ce que je croyais, mais au moment où je me précipitais sur la pierre pour la prendre, le dragon m'asséna un violent coup de queue... qui aurait dû me tuer... Enfin je crois que je suis morte, je ne saurais pas vraiment te dire, je sais au moins que j'ai perdu connaissance et que quand j'ai repris mes esprits, le dragon n'était plus là et j'avais la main sur la topaze bleue.
            Je fis donc demi-tour avec la pierre en ma possession, une autre surprise m'attendait en sortant des marais. Je fis la connaissance d'Apollon et de Poséidon, Rêve était un de leur cadeau, ils me confièrent un pendentif, il était en forme de coeur, d'un coté un cheval cabré y était gravé et de l'autre coté était représenté un coucher de soleil dans la mer. Ils m’expliquèrent que grâce à se pendentif je pourrais fusionner avec ma jument et ainsi devenir centaure à mon tour.
            Je repris la route de Centaura, j'y arrivais le jour de mon 14eme anniversaire, je m'étais transformée avant d'entrer dans la ville. En me dirigeant vers le château, j'entendais la foule hurler. Arrivée prêt d'eux, je sus pourquoi ils étaient mécontents. Le peuple réclamait la princesse et Centaurianne avait un grand mal à faire, à nouveau, passer le coup de la maladie. Alors je décidais de me dévoiler sous ma nouvelle forme ! Ma mère ne montra pas sa surprise et le peuple se calma. Ensuite je me précipitai dans la chambre du roi, la flèche avait été retirée mais la blessure n'avait pas guéri, je posai Topaze sur son front et je vis la blessure se refermer doucement. Centaurius II se réveillera le lendemain matin, comme si de rien n'était. C'est ainsi que commença ma vie de centaure. Dans le château, je pouvais rester humaine, quand j'étais dans l'aile où j'ai passé mon enfance, et à l'extérieur je me transformais en centaure, et alors j'étais libre »

            Salia soupira… Avait-elle oublié quelque chose ? Tout ça était si loin... Pourtant, elle n'avait pas fini son histoire, au contraire elle ne faisait que commencer… Mais au final... Pourquoi elle lui racontait tout ça ? Pourquoi à lui, alors qu'elle n'avait jamais parlé de son histoire depuis… depuis bien longtemps… En y réfléchissant, l'avait elle déjà raconté, ne serais ce qu'une fois à quelqu'un ?

-        Tu es encore partie ailleurs...

            La voix de Lyonel la fit revenir sur terre :

-        Pardon, j'étais entrain de réfléchir... Je ne t'ennuie pas ?
-        Non... J'en apprends plus sur toi, répondit-il en lui souriant, j'ai envie de te connaître, tu es si mystérieuse... dit-il en s'approchant à nouveau d'elle et en la prenant dans ces bras, je devrais peut être partir maintenant, murmura-t-il à son oreille.

* Mais que veut-il à la fin ??*

-        Tout dépend de ce que tu veux, lui murmura-t-elle en réponse

            Il s'écarta doucement, laissant ces mains sur ses bras, tout en plantant ces yeux dans les siens. Il finit par déposer un baiser sur son front, récupéra ses affaires et sortit dans la nuit, la laissant tout d'un coup, seule.
            Salia finit par secouer la tête, baissa les flammes et alla se coucher. Elle se sentait étrange mais elle n'aurait pas su dire exactement pour quoi…

Chapitre 1



Chapitre 1 : (l'enfance d'Athenae partie 1)

            « … Il était une fois, dans une époque très très lointaine et dans un pays très très éloigné, dans une région où vivait un peuple de centaures (des créatures mi-homme, mi-cheval). Le roi, Centaurius II, et la reine, Centaurianne, venaient d'avoir une charmante petite fille. Mais il y avait un souci... L'enfant n'était pas né centaure, mais humain ! Le roi sut bien entendu que la petite n'était pas de lui, mais  il la considèrera pourtant comme sa propre fille.

            La seule chose qui allait poser problème, c'était le peuple de Centaura. Car les centaures détestaient les humains, tout comme les humains détestaient les centaures. Et la princesse devait être présentée au peuple sept jours après sa naissance ! Le roi passa quelques jours à chercher une solution, qu'il trouva la veille de la présentation.
            Un autre problème se posa aussi, c'était le personnel du château... Il trouva aussi la solution, seules quelques servantes furent autorisées à servir la princesse, des servantes en qui le roi avait entièrement confiance, pour leur loyauté et leur discrétion.

            Lorsque le septième jour arriva, le roi et la reine se présentèrent donc sur le balcon royal, sous lequel leur peuple c'était réuni. Le roi expliqua qu'Athenae était malade et qu'elle ne pouvait être présentée. Le roi ressortit cette histoire les années qui suivirent...

            Le jour de son troisième anniversaire, une chose étrange se produisit : alors que la princesse était entrain de jouer et qu'elle n'arrivait pas à attraper un jouet qui était hors de sa portée, l'objet désiré vola et atterrit dans sa main tendue. Le roi qui la surveillait en fut interloqué.
Centaurius II en parla le soir même à la reine. La sentant se crisper, il lui demanda ce qu'il y avait. Centaurianne lui révéla alors qu'Athenae était la fille d'un Dieu... »

                    Un Dieu ? Mais il n'y a qu'un Dieu non ?! S'exclama Aalya.
                    Non, pas à cet époque ma puce. Il existait plusieurs Dieux et Déesses, répondit la jeune femme.
                    Ah ! Fit-elle en haussant les épaules, pauvre roi...
                    Il était tout de même heureux, même si Athenae lui causait quelques soucis, dit elle en faisant un clin d'œil à la fillette.
                    Ah oui ? Fit-elle soudain très intéressée
            La blonde sourit.

            « A l'âge de 4 ans, elle put demander une camarade de jeu. La princesse avait appris qu'une centaure était née en même temps qu'elle. Alors elle la fit venir ! La petite centaure s'appelait Églantine. Elle avait de longs cheveux bouclés de couleurs châtain doré, des yeux couleur noisette, on avait l'impression qu'elle avait toujours des étoiles dans les yeux. Sa partie équine était pie marron, avec une tache en forme de cœur sur la croupe, et elle possédait aussi une tache de naissance en forme d'étoile au niveau de son épaule humaine. Elle était calme, tout le contraire de la petite Athenae. Le roi et la reine décidèrent donc de la garder au château.
Bien sûr, ils demandèrent l'autorisation à la mère de la petite, tout en lui expliquant qu'elle ne pourrait revoir sa fille avant quelques années. Sa mère accepta, car elle savait que sa fille serait bien traitée.
            Églantine et Athenae firent donc connaissance et s'entendirent très bien tout de suite.

            Deux ans passèrent, le roi et la reine découvrirent qu'Athenae pouvait aussi faire ce qu'elle voulait avec l'eau. Le roi se demandait vraiment de quel Dieu elle pouvait bien être la fille...

            A l'âge de 9 ans, alors que les fillettes avaient eu l'autorisation de sortir du château, à la condition qu'elles évitent la ville et d'aller trop loin, elles décidèrent donc d'aller dans la forêt derrière le château.
            Après avoir beaucoup cheminées, Églantine et la princesse finirent par s'installer dans une clairière à l'ombre d'un grand chêne, non loin d’un ruisseau. Il faisait beau. Elles décidèrent de faire des colliers de fleurs quand des humains arrivèrent. Ils étaient trois. Les petites s'enfuirent en les voyant. Mais Athenae n'avait pas la vitesse de course d'Églantine, elles durent donc ralentir, ce qui permit aux trois humains de les rattraper facilement. Un combat s'engagea, quand les hommes commencèrent à être discourtois envers la jeune centaure.
            Au bout de quelques minutes de bataille, un hennissement se fit entendre, c'était une pouliche de couleur blanche avec la crinière et la queue alezane, qui chargea un des hommes, tandis qu'Églantine en tenait un autre en respect et qu'Athenae s'occupait du troisième. Quelques minutes passèrent encore quand le pantalon du troisième prit feu, comme par magie ! Pour éviter de bruler vif, il se jeta, fesse la première, dans le ruisseau. Les deux autres furent tellement surpris qu'ils s’immobilisèrent quelques secondes, ce qui permit à Églantine et à la pouliche de les battre. Voyant qu'ils n'auraient pas le dessus, les trois humains filèrent sans demander leur reste ! La pouliche disparut aussi vite qu'elle était apparue.
            Les fillettes rentrèrent aussitôt au château mais ne soufflèrent mot, à personne, sur ce qu'il s'était passé. »

                    Elles avaient trop peur d'être grondées, dit la jeune femme en faisant un clin d'œil à Aalya.
                    Elles ont fait quoi après ? Demanda-t-elle
                    Elles ont été mangées ! Dit une voix masculine derrière la fillette.

            Elles ne l'avaient pas entendu arriver. Perdue dans ses souvenirs,elle n'avait pas vu que le jour commençait à décliner. C'était Lyonel, ce jeune homme avait eu un accident quelques années plus tôt, ce qui le faisait boiter maintenant. Il était assez grand, avec la musculature des gens qui travaillent la terre, des cheveux noirs mi-longs, et la peau dorée par le soleil. Il avait en plus de cela de magnifiques yeux verts, et toutes les filles étaient à ses pieds :

                    Maiiiis... !!!
                    Il n'y a pas de « mais » Aalya ! Ta mère t'appelle depuis un moment déjà ! Les autres sont rentrés chez eux, dit-il sur un ton sans réplique.

            La petite fille se leva en boudant et en lançant un regard plein de colère à Lyonel.

                    Je veux savoir la suite !!! marmonna-t-elle en prenant la direction de sa maison.

            Le visage du jeune homme se détendit dès que la petite fut hors de vue. Salia sourit,  il lui sourit en retour, un sourire si doux... Elle secoua la tête intérieurement. Il vient s'asseoir à côté d'elle :

                    Et toi, tu ne vas pas manger ? Lui demanda-t-elle
                    Pas pour l'instant...

            Sans prévenir, la pluie se mit à tomber du ciel, les forçant à trouver refuge très rapidement à l'intérieur de « sa » maison :

                    Eh bé !

            La jeune femme grogna intérieurement, elle détestait se sentir comme un chien mouillé ! Lyonel, quant à lui continuait à sourire. Il était toujours enjoué. Il lui faisait penser à Églantine, toujours le sourire aux lèvres, toujours calme. Pour l'instant, elle ne l'avais jamais vu s'énerver :

                    Qu'il y a-t-il ? lui demanda-t-il, le regard interrogateur.

            Salia ne s'était pas aperçue qu'elle le dévisageais. Même avec les cheveux mouillés, il était beau... Elle se mit une gifle intérieurement.

            * On se calme cocote !! *

            Elle passa à coté de lui pour se diriger vers la cheminée. S'accroupissant devant le foyer, elle fit semblant d'utiliser les matériaux à sa disposition, mais en réalité, elle fit un simple geste de la main et les flammes commencèrent à lécher les bûches.
            La blonde se releva et se tourna vers le jeune homme, qui était entrain d'enlever sa chemise. Elle se retourna aussitôt vers la cheminée ! Une bouffée de chaleur monta en elle et le feu n'en était pas la cause. Pourquoi réagissais-elle comme ça ? Ce n'était pas la première fois qu'elle voyait un homme nu !

                    L'histoire que tu viens de raconter à Aalya, c'était la tienne non ? demanda-t-il dans son dos.

            Elle se crispa légèrement, ne s'attendant pas à ce qu'il se rapproche si rapidement et encore moins à sa question !

            * Comment a-t-il pu deviner ? *

                    … Comment as-tu... compris ?
                    A ta façon de raconter l'histoire. Et à ton regard...

            La jeune femme se tourna  à moitié vers lui, plongeant ses yeux verts dans les siens.

* Qu'avait-il de si particulier mon regard ?*

 Lyonel se mit à regarder les flammes et s'avança un peu plus vers elles pour se réchauffer, présentant son dos à la jeune femme... un dos musclé à souhait... son imagination se mit à divaguer… ce fut lui qui la ramena sur terre en se plantant devant elle. Un petit cri s'échappa de ses lèvres, le faisant rire :

                    Hééé !!! On ne se moque pas !! Tu n'avais qu'à pas me surprendre !
                    A quoi pouvais-tu bien penser ? Demanda-t-il en lui prenant le menton du bout des doigts et en scrutant ses yeux.

            D'un mouvement de tête, elle s'échappa de son étreinte et se détourna :

                    Hé ! Je ne voulais pas te mettre en colère, c'était juste pour t'embêter !

            Elle sentit dans sa voix qu'il le regrettait. Elle se retourna vers lui :

                    Bon... Tu me racontes ton histoire ? demanda-t-il en installant deux chaises près du feu, et pas besoin de l'édulcorer comme avec Aalya.

            Il prit place sur une des chaises et l'invita à faire de même sur celle qui lui faisait face.