Chapitre
1 : (l'enfance d'Athenae partie 1)
« … Il était
une fois, dans une époque très très lointaine et dans un pays très très
éloigné, dans une région où vivait un peuple de centaures (des créatures
mi-homme, mi-cheval). Le roi, Centaurius II, et la reine, Centaurianne,
venaient d'avoir une charmante petite fille. Mais il y avait un souci...
L'enfant n'était pas né centaure, mais humain ! Le roi sut bien entendu que la
petite n'était pas de lui, mais il la considèrera
pourtant comme sa propre fille.
La seule chose qui
allait poser problème, c'était le peuple de Centaura. Car les centaures
détestaient les humains, tout comme les humains détestaient les centaures. Et
la princesse devait être présentée au peuple sept jours après sa
naissance ! Le roi passa quelques jours à chercher une solution, qu'il
trouva la veille de la présentation.
Un autre problème
se posa aussi, c'était le personnel du château... Il trouva aussi la solution,
seules quelques servantes furent autorisées à servir la princesse, des
servantes en qui le roi avait entièrement confiance, pour leur loyauté et leur
discrétion.
Lorsque le
septième jour arriva, le roi et la reine se présentèrent donc sur le balcon
royal, sous lequel leur peuple c'était réuni. Le roi expliqua qu'Athenae était
malade et qu'elle ne pouvait être présentée. Le roi ressortit cette histoire
les années qui suivirent...
Le jour de son
troisième anniversaire, une chose étrange se produisit : alors que la
princesse était entrain de jouer et qu'elle n'arrivait pas à attraper un jouet
qui était hors de sa portée, l'objet désiré vola et atterrit dans sa main
tendue. Le roi qui la surveillait en fut interloqué.
Centaurius II en parla le soir même à la reine. La sentant se
crisper, il lui demanda ce qu'il y avait. Centaurianne lui révéla alors
qu'Athenae était la fille d'un Dieu... »
–
Un Dieu ? Mais il n'y a qu'un Dieu non ?! S'exclama
Aalya.
–
Non, pas à cet époque ma puce. Il existait
plusieurs Dieux et Déesses, répondit la jeune femme.
–
Ah ! Fit-elle en haussant les épaules,
pauvre roi...
–
Il était tout de même heureux, même si Athenae
lui causait quelques soucis, dit elle en faisant un clin d'œil à la
fillette.
–
Ah oui ? Fit-elle soudain très intéressée
La blonde sourit.
« A l'âge de
4 ans, elle put demander une camarade de jeu. La princesse avait appris qu'une
centaure était née en même temps qu'elle. Alors elle la fit venir ! La petite
centaure s'appelait Églantine. Elle avait de longs cheveux bouclés de couleurs
châtain doré, des yeux couleur noisette, on avait l'impression qu'elle avait
toujours des étoiles dans les yeux. Sa partie équine était pie marron, avec une
tache en forme de cœur sur la croupe, et elle possédait aussi une tache de
naissance en forme d'étoile au niveau de son épaule humaine. Elle était calme, tout
le contraire de la petite Athenae. Le roi et la reine décidèrent donc de la
garder au château.
Bien sûr, ils demandèrent l'autorisation à la mère de la petite,
tout en lui expliquant qu'elle ne pourrait revoir sa fille avant quelques
années. Sa mère accepta, car elle savait que sa fille serait bien traitée.
Églantine et
Athenae firent donc connaissance et s'entendirent très bien tout de suite.
Deux ans
passèrent, le roi et la reine découvrirent qu'Athenae pouvait aussi faire ce
qu'elle voulait avec l'eau. Le roi se demandait vraiment de quel Dieu elle
pouvait bien être la fille...
A l'âge de 9 ans,
alors que les fillettes avaient eu l'autorisation de sortir du château, à la
condition qu'elles évitent la ville et d'aller trop loin, elles décidèrent donc
d'aller dans la forêt derrière le château.
Après avoir
beaucoup cheminées, Églantine et la princesse finirent par s'installer dans une
clairière à l'ombre d'un grand chêne, non loin d’un ruisseau. Il faisait beau.
Elles décidèrent de faire des colliers de fleurs quand des humains arrivèrent.
Ils étaient trois. Les petites s'enfuirent en les voyant. Mais Athenae n'avait
pas la vitesse de course d'Églantine, elles durent donc ralentir, ce qui permit
aux trois humains de les rattraper facilement. Un combat s'engagea, quand les
hommes commencèrent à être discourtois envers la jeune centaure.
Au bout de
quelques minutes de bataille, un hennissement se fit entendre, c'était une
pouliche de couleur blanche avec la crinière et la queue alezane, qui chargea
un des hommes, tandis qu'Églantine en tenait un autre en respect et qu'Athenae
s'occupait du troisième. Quelques minutes passèrent encore quand le pantalon du
troisième prit feu, comme par magie ! Pour éviter de bruler vif, il se jeta,
fesse la première, dans le ruisseau. Les deux autres furent tellement surpris
qu'ils s’immobilisèrent quelques secondes, ce qui permit à Églantine et à la
pouliche de les battre. Voyant qu'ils n'auraient pas le dessus, les trois
humains filèrent sans demander leur reste ! La pouliche disparut aussi vite
qu'elle était apparue.
Les fillettes
rentrèrent aussitôt au château mais ne soufflèrent mot, à personne, sur ce
qu'il s'était passé. »
–
Elles avaient trop peur d'être grondées, dit
la jeune femme en faisant un clin d'œil à Aalya.
–
Elles ont fait quoi après ? Demanda-t-elle
–
Elles ont été mangées ! Dit une voix
masculine derrière la fillette.
Elles ne l'avaient
pas entendu arriver. Perdue dans ses souvenirs,elle n'avait pas vu que le jour
commençait à décliner. C'était Lyonel, ce jeune homme avait eu un accident
quelques années plus tôt, ce qui le faisait boiter maintenant. Il était assez
grand, avec la musculature des gens qui travaillent la terre, des cheveux noirs
mi-longs, et la peau dorée par le soleil. Il avait en plus de cela de
magnifiques yeux verts, et toutes les filles étaient à ses pieds :
–
Maiiiis... !!!
–
Il n'y a pas de « mais » Aalya ! Ta
mère t'appelle depuis un moment déjà ! Les autres sont rentrés chez eux, dit-il
sur un ton sans réplique.
La petite fille se
leva en boudant et en lançant un regard plein de colère à Lyonel.
–
Je veux savoir la suite !!! marmonna-t-elle
en prenant la direction de sa maison.
Le visage du jeune
homme se détendit dès que la petite fut hors de vue. Salia sourit, il lui sourit en retour, un sourire si doux...
Elle secoua la tête intérieurement. Il vient s'asseoir à côté d'elle :
–
Et toi, tu ne vas pas manger ? Lui demanda-t-elle
–
Pas pour l'instant...
Sans prévenir, la
pluie se mit à tomber du ciel, les forçant à trouver refuge très rapidement à
l'intérieur de « sa » maison :
–
Eh bé !
La jeune femme
grogna intérieurement, elle détestait se sentir comme un chien mouillé !
Lyonel, quant à lui continuait à sourire. Il était toujours enjoué. Il lui
faisait penser à Églantine, toujours le sourire aux lèvres, toujours calme.
Pour l'instant, elle ne l'avais jamais vu s'énerver :
–
Qu'il y a-t-il ? lui demanda-t-il, le regard
interrogateur.
Salia ne s'était
pas aperçue qu'elle le dévisageais. Même avec les cheveux mouillés, il était
beau... Elle se mit une gifle intérieurement.
* On se calme
cocote !! *
Elle passa à coté
de lui pour se diriger vers la cheminée. S'accroupissant devant le foyer, elle
fit semblant d'utiliser les matériaux à sa disposition, mais en réalité, elle
fit un simple geste de la main et les flammes commencèrent à lécher les bûches.
La blonde se
releva et se tourna vers le jeune homme, qui était entrain d'enlever sa
chemise. Elle se retourna aussitôt vers la cheminée ! Une bouffée de chaleur
monta en elle et le feu n'en était pas la cause. Pourquoi réagissais-elle comme
ça ? Ce n'était pas la première fois qu'elle voyait un homme nu !
–
L'histoire que tu viens de raconter à Aalya,
c'était la tienne non ? demanda-t-il dans son dos.
Elle se crispa
légèrement, ne s'attendant pas à ce qu'il se rapproche si rapidement et encore
moins à sa question !
* Comment a-t-il
pu deviner ? *
–
… Comment as-tu... compris ?
–
A ta façon de raconter l'histoire. Et à ton
regard...
La jeune femme se
tourna à moitié vers lui, plongeant ses yeux
verts dans les siens.
* Qu'avait-il de si particulier mon regard ?*
Lyonel se mit à regarder les
flammes et s'avança un peu plus vers elles pour se réchauffer, présentant son
dos à la jeune femme... un dos musclé à souhait... son imagination se mit à
divaguer… ce fut lui qui la ramena sur terre en se plantant devant elle. Un
petit cri s'échappa de ses lèvres, le faisant rire :
–
Hééé !!! On ne se moque pas !! Tu n'avais qu'à
pas me surprendre !
–
A quoi pouvais-tu bien penser ? Demanda-t-il
en lui prenant le menton du bout des doigts et en scrutant ses yeux.
D'un mouvement de
tête, elle s'échappa de son étreinte et se détourna :
–
Hé ! Je ne voulais pas te mettre en colère,
c'était juste pour t'embêter !
Elle sentit dans
sa voix qu'il le regrettait. Elle se retourna vers lui :
–
Bon... Tu me racontes ton histoire ? demanda-t-il
en installant deux chaises près du feu, et pas besoin de l'édulcorer comme
avec Aalya.
Il prit place sur
une des chaises et l'invita à faire de même sur celle qui lui faisait face.
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